Printemps tibétain 2008

  1. Appel au peuple chinois de SS le Dalaï Lama, 28 mars
  2. Une photo de famille
  3. A propos des événements au Tibet, Fidel Castro écrit
  4. Un texte à propos du Dalaï Lama trouvé sur un site d’extrême droite
  5. Texte ‘appel à l’aide internationale pour la cause tibétaine
  6. Que penser alors du témoignage suivant…

1. Appel au peuple chinois de Sa Sainteté le 14ème Dalaï Lama

Lundi 31 mars 2008 par Redaction Tibet Info (JMB) 

"Je salue aujourd’hui chaleureusement mes sœurs et frères chinois du monde entier, et tout particulièrement ceux de la République populaire de Chine. A la lumière des événements survenus dernièrement au Tibet, j’aimerais vous faire part de mes réflexions sur les relations entre le peuple tibétain et le peuple chinois, et lancer à chacun d’entre vous un appel personnel. 

Je suis profondément attristé par les pertes de vies subies lors des derniers événements tragiques au Tibet et suis conscient que des Chinois ont également trouvé la mort. Je compatis avec les victimes et leurs familles, et je prie pour elles. Les troubles récents démontrent nettement la gravité de la situation au Tibet ainsi que l’urgence de trouver une solution pacifique et mutuellement bénéfique par le dialogue. Même dans les circonstances actuelles, j’exprime aux autorités chinoises ma volonté de travailler avec elles pour établir la paix et la stabilité. 

Sœurs et frères chinois, je vous assure que je ne désire nullement la séparation du Tibet. Je ne souhaite pas non plus enfoncer un coin entre Tibétains et Chinois. J’ai au contraire toujours eu à cœur de trouver une véritable solution au problème du Tibet, qui garantisse les intérêts à long terme des Chinois comme des Tibétains. Comme je l’ai maintes fois répété, mon principal souci est d’assurer la survie de la spécificité de la culture, de la langue et de l’identité du peuple tibétain. En tant que simple moine qui s’efforce d’observer chaque jour de sa vie les préceptes bouddhiques, je vous assure de la sincérité de ma motivation. 

J’appelle les dirigeants de la République populaire de Chine à clairement comprendre ma position et à œuvrer au règlement de ces problèmes en "recherchant la vérité dans les faits". Je presse les dirigeants chinois de faire preuve de sagesse et d’entamer un dialogue sérieux avec le peuple tibétain. Je les appelle aussi à déployer des efforts sincères pour contribuer à la stabilité et à l’harmonie de la République populaire de Chine et éviter de provoquer des tensions inter-ethniques. La couverture des derniers événements au Tibet par les médias publics chinois qui dénaturent la réalité et induisent en erreur pourrait semer des graines de tensions ethniques et avoir des conséquences imprévisibles à long terme. C’est pour moi un grave sujet de préoccupation. De même, en dépit de mon soutien répété aux Jeux olympiques de Beijing (Pékin), les autorités chinoises, dans le but de creuser un fossé entre le peuple chinois et moi-même, affirment que j’essaie de saboter les jeux. Il est toutefois encourageant pour moi de constater que plusieurs intellectuels et universitaires chinois expriment également les fortes préoccupations suscitées par les actions des dirigeants chinois et les risques pouvant en découler à long terme, notamment en matière de relations inter-ethniques. 

Depuis des temps anciens, Tibétains et Chinois vivent comme voisins. Durant les deux mille ans de l’histoire connue de nos peuples, nous avons parfois entretenu des relations amicales, contractant même des alliances matrimoniales, alors que d’autres fois, nous nous sommes combattus. Le bouddhisme ayant cependant fleuri en Chine avant d’arriver au Tibet par l’Inde, nous, Tibétains, avons toujours accordé aux Chinois le respect et l’affection dus aux sœurs et frères aînés en dharma. Les membres de la communauté chinoise vivant hors de Chine le savent bien et certains d’entre eux ont participé à mes conférences bouddhiques, tout comme le savent les pèlerins venant de Chine continentale que j’ai eu le privilège de rencontrer. Ces rencontres m’encouragent et je crois qu’elles peuvent contribuer à une meilleure compréhension entre nos deux peuples. 

Le vingtième siècle a été témoin de changements considérables dans de nombreuses parties du monde et le Tibet, lui aussi, a été entraîné dans ce mouvement. Peu après la création de la République populaire de Chine en 1949, l’Armée de libération du peuple pénétrait au Tibet, ce qui a finalement abouti à la conclusion de l’Accord en 17 points entre la Chine et le Tibet en mai 1951. Lorsque j’étais à Beijing en 1954-55, participant au Congrès national du peuple, j’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de hauts dirigeants, dont le président Mao lui-même, et de nouer des liens personnels d’amitié avec eux. De fait, le président Mao m’a donné des conseils sur plusieurs questions, de même que des assurances personnelles sur l’avenir du Tibet. Encouragé par ces assurances et inspiré par la ferveur de nombreux dirigeants révolutionnaires chinois de cette époque, je suis rentré au Tibet empli de confiance et d’optimisme. Certains membres du parti communiste tibétain partageaient le même espoir. De retour à Lhassa, j’ai tout mis en œuvre pour obtenir une véritable autonomie du Tibet au sein de la famille de la République populaire de Chine (RPC). J’estimais que c’était la meilleure façon de servir les intérêts à long terme des peuples tibétain et chinois. 

Malheureusement, des tensions, qui ont commencé à monter au Tibet à partir de 1956 environ, ont finalement abouti au soulèvement pacifique du 10 mars 1959 à Lhassa et à ma fuite en exil. Même si nombre de changements bénéfiques se sont produits au Tibet sous le régime de la République populaire de Chine, ces changements, comme l’a souligné en janvier 1989 le précédent Panchen Lama, ont été assombris par d’immenses souffrances et des destructions à grande échelle. Les Tibétains devaient constamment vivre dans la peur, alors que le gouvernement chinois continuait de se méfier d’eux. Toutefois, au lieu de cultiver de l’animosité envers les dirigeants chinois responsables de la dure répression du peuple tibétain, je priais pour que nous devenions amis. C’est ce que j’exprimais dans ces quelques lignes d’une prière écrite en 1960, un an après mon arrivée en Inde. "Puissent-ils réaliser l’œil de la sagesse, savoir ce qui est à accomplir et ce qui est à abandonner, et demeurer dans la gloire de l’amitié et de l’amour". De nombreux Tibétains, parmi lesquels des écoliers, récitent ces lignes dans leurs prières quotidiennes. 

En 1974, à la suite de graves discussions avec mon cabinet, le Kashag, de même qu’avec le président et le vice-président de l’Assemblée des députés du peuple tibétain, nous avons décidé de trouver une voie médiane visant à ne pas séparer le Tibet de la Chine, mais à favoriser le développement pacifique du Tibet. Même si nous n’avions pas de contact à ce moment avec la RPC – qui se trouvait alors en pleine Révolution culturelle – nous avions déjà admis que, tôt ou tard, nous devrions résoudre la question du Tibet par voie de négociations. Nous avons également reconnu que, du moins en ce qui concerne la modernisation et le développement économique, il serait grandement bénéfique au Tibet de demeurer au sein de la RPC. Bien que le Tibet possède un héritage culturel riche et ancien, il est peu développé sur le plan matériel. 

Situé sur le toit du monde, le Tibet donne naissance aux plus grands fleuves d’Asie. C’est pourquoi la protection de l’environnement revêt une importance primordiale sur le Plateau tibétain. Notre préoccupation essentielle étant de sauvegarder la culture bouddhique tibétaine – enracinée dans les valeurs de la compassion universelle – tout comme la langue tibétaine et l’identité tibétaine unique, nous avons ardemment travaillé à l’obtention d’une véritable autonomie pour l’ensemble des Tibétains. La constitution de la RPC stipule que les ethnies, comme les Tibétains, jouissent de ce droit. 

En 1979, le dirigeant suprême de la Chine à cette époque, Deng Xiaoping, a assuré mon émissaire personnel que "hormis l’indépendance du Tibet", toutes les autres questions pouvaient être négociées. Comme nous avions déjà formulé notre approche consistant à rechercher une solution de la question tibétaine dans le cadre de la constitution de la RPC, nous nous trouvions en bonne position pour saisir cette nouvelle occasion. Mes envoyés ont rencontré à plusieurs reprises des représentants de la RPC. Depuis que nous avons renoué contact en 2002, il y a eu six rondes de discussions. Cependant, nous n’avons abouti à absolument aucun résultat concret sur la question fondamentale. Néanmoins, comme je l’ai déclaré à plusieurs reprises, je demeure fermement attaché à la Voie du milieu et je réaffirme être prêt à poursuivre le dialogue. 

Cette année, le peuple chinois attend avec fierté et impatience l’ouverture des Jeux olympiques. J’ai toujours soutenu l’idée que Beijing puisse accueillir les jeux. Ma position n’a pas changé. La Chine a la plus importante population du monde, une longue histoire et une civilisation extrêmement riche. Aujourd’hui, compte tenu de son impressionnant essor économique, elle émerge comme grande puissance. Il faut certainement s’en réjouir. Mais la Chine doit aussi gagner le respect et l’estime de la communauté internationale en bâtissant une société ouverte et harmonieuse, fondée sur les principes de la transparence, de la liberté et de la primauté du droit. Or, jusqu’à ce jour, les victimes de la tragédie de la place de Tiananmen, qui a bouleversé la vie de tant de citoyens chinois, n’ont reçu ni juste réparation ni réponse officielle. De même, lorsque des milliers de Chinois ordinaires des zones rurales subissent des injustices perpétrées par des fonctionnaires locaux corrompus qui les exploitent, leurs plaintes légitimes sont jetées aux oubliettes ou suscitent de violentes réactions. J’exprime ces préoccupations en tant que votre semblable, également prêt à se considérer comme membre de cette grande famille qu’est la République populaire de Chine. A cet égard, j’apprécie et soutiens la politique du président Hu Jintao visant à créer une "société harmonieuse" mais cette société ne peut s’édifier que sur la base d’une confiance mutuelle et dans un climat de liberté, dont la liberté d’expression et la primauté du droit. Je crois fermement que l’adoption de ces valeurs permettra de résoudre beaucoup de problèmes importants liés aux minorités, comme la question du Tibet, ainsi que celle du Turkestan oriental et de la Mongolie intérieure, où les autochtones ne constituent plus que 20% d’une population totale de 24 millions. 

J’espérais que la déclaration récente du président Hu Jintao selon laquelle la stabilité et la sécurité du Tibet concernent la stabilité et la sécurité du pays annoncerait l’avènement d’une ère nouvelle pour le règlement du problème du Tibet. Malheureusement, en dépit des efforts sincères que j’ai déployés pour ne pas séparer le Tibet de la Chine, les dirigeants de la République populaire de Chine m’accusent d’être un "séparatiste". De même, lorsque des Tibétains, à Lhassa et dans de nombreuses autres régions, ont protesté de manière spontanée pour exprimer un ressentiment profondément ancré, les autorités chinoises m’ont immédiatement accusé d’avoir orchestré ces manifestations. J’ai demandé que cette allégation fasse l’objet d’une enquête minutieuse, menée par un organe respecté. 

Sœurs et frères chinois – où que vous soyez – c’est empreint d’une grande inquiétude que j’en appelle à vous pour que nous puissions dissiper les malentendus entre nos deux communautés. J’en appelle aussi à vous pour que vous nous aidiez à trouver une solution pacifique et durable au problème du Tibet par le dialogue, dans un esprit de compréhension et de conciliation. 

Mes prières vous accompagnent. 

Tenzin Gyatso, Dalaï Lama

Le 28 mars 2008 

2. Une photo de famille

En Octobre 2007, SS le Dalaï Lama reçoit la médaille d’or du Congrès américain ; dans son allocution, il parle de G.W.Bush comme « d’un membre de sa famille »

3. A propos des événements au Tibet, Fidel Castro écrit :

« … Encore un livre intéressant est celui de Mikel Dunham : « Buddha’s warriors, the story of the CIA-backed tibetan Feedom Fighters, the Chinese Invasion, and the Ultimate Fall of Tibet » (Penguin, 2004) ».
Il s’agit d’un essai, sous forme d’apologie, de la CIA. Il raconte comment la CIA a emmené des centaines de Tibétains aux Etats-Unis, comment la CIA a conduit et équipé la rébellion tibétaine, comment elle a parachuté des armes aux guerriers tibétains, comment elle les a entraîné au maniement de ces armes, etc. La préface du livre est rédigée par le Dalaï Lama en personne qui écrit ceci : « Bien que je suis persuadé que le combat des Tibétains ne peut réussir qu’à long terme et dans un processus pacifique, j’ai toujours admiré ces guerriers pour leur courage et leur inébranlable détermination. » Le Dalaï Lama, décoré de la médaille d’or du Congrès américain, a beaucoup d’admiration pour George W. Bush (qu’il considère comme « un membre de sa famille », dit-il, ndlr). Il l’apprécie pour les efforts qu’il déploie pour la défense, la liberté, la démocratie et les Droits de l’Homme. Le Dalaï Lama nomme la guerre en Afghanistan une « guerre de libération », la guerre de Corée, une « guerre de semi-libération » et la guerre du Vietnam une « bavure ».
Je résume ici les infos trouvées sur le net, plus spécialement celles trouvées sur le site ‘Rebelion’ ».

Vous pouvez lire tout l’article de Fidel Castro sur : www.cubanews.ain.cu

4. Ci-dessous : un texte à propos du Dalaï Lama, trouvé sur un site d’extrême droite 

L'Allemagne et le Tibet

W. Grimwald

Il existe une légende selon laquelle les Aryens, conduits par Thor, fuirent un cataclysme pour aller s'installer dans l'ancien Tibet. Sven Hedin, l'explorateur suédois de l'Asie centrale et profonde, alla jusqu'au Tibet. Il était un ami d'Hitler et un franc admirateur de l'Allemagne nationale-socialiste. Comme nous le verrons, le régime national-socialiste doit avoir connu beaucoup sur le Tibet et a dû maintenir des contacts avec ce pays éloigné. On raconte que la SS finança diverses expéditions jusque-là, et à présent cela semble bien indiquer quelques-uns des liens qui ont été finalement découverts. Que les Allemands furent autorisés à entrer dans un pays interdit aux autres étrangers semble bien indiquer que le Dalaï Lama de l'époque était un admirateur enthousiaste de Hitler.

Intérêts occultes et géopolitiques

Dès le début des années 20, alors que le mouvement national-socialiste luttait pour le pouvoir, le théoricien de la géopolitique, le Prof. Karl Haushofer, enseignait à ses élèves l'importance géopolitique de l'Asie centrale et du Tibet. Parmi ces élèves se trouvait Rudolf Hess, qui présenta Haushofer à Hitler dans la prison de Landsberg où ce dernier était enfermé, en résultat du Putsch de Munich en 1923. Haushofer avait servi dans l'Etat-major impérial en Orient, et avait étudié le mysticisme du Japon et de l'Inde. Il pensait que la race indo-européenne était originaire de l'Asie, et que le contrôle de la région était déterminant pour la puissance mondiale germanique.     

A cette époque il y avait deux sociétés secrètes opérant en Allemagne, qui eurent une influence durable sur le National-socialisme, et particulièrement sur la SS qui avait créé un service spécialement pour explorer les questions occultes: «l'Héritage ancestral» (Ahnenerbe). Ces deux sociétés étaient «Thulé» et «Vril».

La société du Vril était basée sur les idées exposées par le rosicrucien Sir Bulwer Lytton dans son livre «The Coming Race». Lytton affirmait qu'il existait une énergie psychique d'une puissance immense, latente chez la plupart des humains, mais utilisée par des adeptes vivant au Tibet. On dit que Haushofer initia Hitler à la fois aux concepts du Vril et à ses propres idées géopolitiques. 

Curieusement, il y avait déjà une communauté tibétaine résidant en Allemagne, avec son propre Lama. Alors que de nombreuses affirmations fantaisistes sont faites dans des livres pseudo-érudits sur le Troisième Reich, une des plus curieuses est l'affirmation qu'un grand nombre de Tibétains en uniforme allemand furent trouvés au milieu des ruines de Berlin par l'Armée soviétique. Un article récemment publié par le journal américain The New Order a jeté une lumière digne de confiance sur quelques-unes de ces connexions tibéto-allemandes, étant basé sur l'autobiographie de l'actuel Dalaï Lama. 

Mein Kampf en tibétain

Pendant les années 20, le Dalaï Lama s'appelait Thutpen Gyatso. C'était un intellectuel d'une intelligence impressionnante qui cherchait à réaliser un équilibre entre la technologie occidentale et la spiritualité orientale. Il avait entendu parler de Hitler lorsque le mouvement national-socialiste était encore en train de lutter pour le pouvoir. Parmi les nombreux livres européens que le Dalaï Lama avait traduit, se trouvait Mein Kampf. Il annota son exemplaire avec des commentaires enthousiastes et souligna ses passages favoris à pratiquement chaque page. De Hitler il disait : «Le Inji (l'honorable étranger) est assisté par Dieu pour quelque haute entreprise dans cette vie.» 

Il pensait aussi qu'il y avait un lien entre le Tibet et le nazisme, car la svastika était le symbole à la fois du National-socialisme et des moines-guerriers de l'ancien Bouddhisme Bôn. Il notait aussi qu'il existait certaines similarités entre les doctrines nationale-socialiste et bouddhiste, particulièrement le fait que servir son peuple est le devoir -- dharma -- le plus élevé dans la vie. Par conséquent quand Hitler devint Chancelier en 1933 il reçut de chaleureuses félicitations depuis le lointain Tibet. 

Tibétains en uniforme allemand

Pendant les années 40, des volontaires tibétains formèrent des brigades rattachées aux régiments cosaques, qui combattaient le communisme aux côtés de l'Allemagne nationale-socialiste. Les Tibétains, avec leur endurance aux grands froids et leur refus de se rendre, furent parmi les combattants les plus acharnés contre les soviétiques. Ils étaient des cavaliers exceptionnels et menèrent quelques-unes des dernières charges de cavalerie de l'histoire. C'étaient les restes de ces brigades que l'Armée soviétique trouva dans les ruines de Berlin, ayant combattu jusqu'au dernier. 

Après la guerre, le Tibet reçut ces combattants nationaux-socialistes qui purent rejoindre ce sanctuaire. Parmi ceux-ci se trouvait un Autrichien, Heinrich Harrer, qui devint un proche confident du nouveau Dalaï Lama, Tenzin Gyatso. Dans son autobiographie, Tenzin raconte que Harrer était un personnage délicieux et plein d'humour. Il parlait couramment le tibétain et était très aimé des Tibétains. Harrer s'était évadé avec un autre prisonnier d'une prison britannique en Inde pendant la guerre, et tous deux avaient vécu comme des nomades avant d'atteindre Lhassa. Harrer et Tenzin se rencontrèrent pour la première fois en 1948. Pendant une année et demi, avant que Harrer ne parte, ils se rencontrèrent environ une fois par semaine. «De lui je pouvais apprendre des choses sur le monde extérieur et spécialement sur l'Europe et la récente guerre.» 

Quelques années plus tard, les Tibétains furent à nouveau en première ligne du conflit entre les conceptions matérialiste et spirituelle/ archétypale. Bien que les 80 000 hommes de la Chine Rouge submergèrent les 8 500 Tibétains, le Dalaï Lama remarqua : «Il est nécessaire de dire que les Chinois perdirent un grand nombre d'hommes dans leur conquête du Tibet.» 

Nationalistes «Völkisch»

Même si Tenzin est présenté comme un pacifiste internationaliste par les médias et si le monde libéral condescendant lui jette une aumône comme le Prix Nobel de la Paix, pendant que son pays est asservi par les génocideurs chinois, Tenzin reste un opposant de ces forces matérialistes acharnées à mener l'humanité à une grisaille universelle. Il est, comme les nationaux-socialistes pour qui ses compatriotes combattirent autrefois, un partisan de la diversité ethnique et nationale. 

Parlant à la Conférence des Religions du Monde à Chicago en 1993, il dit que les frontières séparant les différents peuples à travers le monde n'étaient pas mauvaises si elles préservaient et définissaient les identités génétiques et culturelles. Il exposa que ces différences devaient être conservées de façon à ce que l'individu ait son propre sens de l'identité. Tenzin est totalement opposé au Mondialisme, disant des internationalistes: «Ils ne voient pas que la soi-disant «diversité culturelle» qu'ils prétendent admirer disparaîtrait dans un système mondialiste. Non, la véritable «diversité culturelle» valorise les réalisations matérielles et spirituelles d'un peuple spécifique, différent de tous les autres de la planète. Par conséquent cela ne peut pas exister sans les barrières qui séparent et identifient une culture par rapport à une autre.» 

Aujourd'hui, alors que les Tibétains sont exilés et exterminés, leur cause devrait être soutenue par tous les nationalistes «völkisch», de même qu'autrefois les Tibétains eux-mêmes donnèrent leurs vies au service du «dharma völkisch», depuis leur lointaine patrie, jusqu'aux steppes russes et aux ruines fumantes de Berlin.

L'article de Grimwald est disponible, en anglais, sur le site de l'Heathen Front.

5. Texte d’appel à l’aide internationale pour la cause tibétaine 

Ci-dessous : un texte d’appel à l’aide internationale pour la cause tibétaine. Remarquez bien ce que mentionne l’introduction : « ces propos sont effrayants et nous ne pouvons avoir de certitude sur leur exactitude » ! Toutefois, les auteurs (inconnus) n’ont pas gardé le conditionnel tout au long du texte, bien qu’ils l’aient utilisé de temps en temps, faisant croire à l’exactitude de leurs sources (non citées) ! Et qui sont les deux mystérieux témoins qui ne voient pas, puis voient quand même, dans la nuit noire ?  

Il s’agit d’un exemple type de propagande anti-chinoise (à grosses louches) ! 
 
http://tibet-languedoc.rsfblog.org - 01.04.2008 

Témoignages importants en provenance de Bir et de Darhamsala (ci-dessous) / Une centaine de moines arrêtés - Nouvelle manifestation à Lhassa (catégorie Infos) / Toutes les manifestations en France (catégorie Calendrier) / et toujours les actions en cours (catégorie actions urgentes)  dont une nouvelle lettre a envoyer a vos députés, sénateurs.

LA JUNTE AU POUVOIR EN CHINE APPLIQUE AU TIBET LES MÊMES MÉTHODES QUE SA VOISINE BIRMANE. 
COMMENT DANS CES CONDITIONS POURRIONS-NOUS ENCORE ALLER JOUER AVEC ELLE ?


Ci-dessous un mail qui arrive de Dharamsala à la suite de la journée internationale pour le Tibet. Ces propos sont effrayants et nous ne pouvons bien sûr pas avoir de certitude sur leur exactitude. Nous espérons qu'ils sont excessif mais la provenance de ce message est sérieuse et connaissant la brutalité sans limite des forces chinoises, la détermination génocidaire de ceux qui les orchestrent et la fermeture absolue du Tibet par la Chine, le pire est certainement là. 
 
bonjour, 


C'est réconfortant de savoir que les gens se mobilisent et surtout prennent position clairement pour le Tibet; mais le temps presse, la situation a l'intérieur du Tibet est toujours aussi alarmante; 


En bref, quelques nouvelles reçues :

  • Les militaires du gouvernement chinois font du porte a porte pour déloger les Tibétains ayant participé aux manifestations; soit ils les tuent sans sommation, soit ils les amènent dans des camions, et personne ne sait où; beaucoup de gens sont portés disparus; les gens jetés en prison subissent évidemment des séances de torture inimaginables;
  • Toutes les investigations faites par les chinois se font pendant la nuit, donc aucun témoin; on aurait vu des camions emmener des Tibétains une arme pointée sur eux;
  • Le nombre avance de tués serait de 180, (22 selon les sources chinoises), mais le nombre des blessés et des disparus est impossible à dénombrer, ainsi que le nombre de Tibétains emprisonnés; certainement plusieurs milliers...
  • certains monastères dans et autour de Lhasa ont été complètement interdits d'accès, et les moines sont enfermés a l'intérieur, sans moyen d'obtenir de la nourriture; certains mémes souffriraient de pénurie d'eau; c'est terrible; tout moine, ou nonne essayant de sortir, est ramené de force a l'intérieur avec un pistolet pointe sur lui ou elle;
  • dans l'est du Tibet aussi, beaucoup de protestations; les monastères sont boucles, sous contrôle chinois; la population de certaines régions a fui dans les montagnes; ils sont en train de mourir de faim également.
  • Toute nouvelle donnée a l'extérieur du Tibet est sévèrement punie; les gens ont peur des représailles;
  • Le gouvernement chinois aurait également menacé des Tibétains vivant a l'étranger de se retourner contre leurs familles vivant au Tibet s'ils participent a quelque action que ce soit a l'encontre du gouvernement chinois;

Toujours beaucoup de prières ici au Temple, et cela va continuer tant que la situation ne s'ameliore pas au Tibet. Le gouvernement tibétain en exil a appelé la population a manifester dans le calme et la prière, pour le bien de tous les Tibétains au Tibet pour qui la situation est très très instable; 
Voici un peu en vrac les nouvelles que nous obtenons ces derniers jours; peux-tu les imprimer et les faire circuler; la situation est très sérieuse; et le temps presse; chaque jour qui passe veut dire des souffrances terribles pour les Tibétains au Tibet; il est impératif qu'une missions d'investigation puisse se rendre au Tibet très vite; et la Croix Rouge également, pour venir en aide aux innombrables blesses qui sont laisses sans soin;

 
Appel, Appel, Appel a la Communauté Internationale pour une intervention rapide au Tibet.   

6. Mais que penser alors du témoignage suivant… ?

« Il est si rare d'entendre des voix discordantes dans le consensus béat qui entoure la 'cause' tibétaine. Ma femme est d'origine tibétaine par sa mère, et sa famille est lié à celle du Dalaï Lama. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas venu défendre les positions du 'dieu-roi', loin de là, ni ma femme d'ailleurs qui est parfaitement consciente qu'on ne choisis pas sa famille.

Je suis venu pour modestement vous faire un petit commentaire : l'un des aspects qui, selon mon point de vue, est négligé par les pourfendeurs de l'école bouddhiste tibétaine est le statut des femmes dans cette doctrine. Les premières victimes de tous les dogmes religieux ont toujours été les femmes, et le bouddhisme ne déroge pas à cette règle. Bien que n'étant pas spécialement qualifié (à vrai dire j'ai même pas mon bac...), je me propose de travailler sur cet aspect du dogme bouddhiste. A plus forte raison que j'ai remarquer autour de moi une bien plus grande adhésion des femmes aux balivernes du Dalaï Lama, les hommes semblant plus septiques. Ne voyez pas une quelconque misogynie dans mes propos, il se trouve que l'on manipule beaucoup plus facilement les plus opprimés, cela n'a rien de nouveau.

Le point de départ de mes interrogations à ce sujet fut un tout petit bout de ‘sutra’ glanée par accident qui disait : « La femme est la fontaine dans laquelle l’homme vient s’abreuver… ». Parmi toutes les marques de mépris que les femmes ont subis dans l’Histoire, c’était la première fois que je les voyais assimilées à un… robinet ! Je ne manquerais pas de vous communiquer tout ce que je pourrais trouver sur cet aspect de la chose, si vous le voulez bien sur.  
 
A titre de contribution, permettez-moi de vous raconter trois petites choses que j'ai pu rapporter de mon long séjour à Darjeeling où ma belle famille résidait.  
 
Je fus témoin lors d'une promenade de la bastonnade particulièrement violente d'un serviteur népalais par un moine bouddhiste, cela en pleine rue, et la haine que j'ai vu dans son regard m'a définitivement mis les pendules à l'heure sur la soi-disant posture 'non violente' et 'compassionelle' de ces individus.

Une autre anecdote instructive est le commentaire du cousin de ma femme, simple ouvrier tibétain, à propos des lamas : 'Monk is the best job in the world, you've got 5 rollex at each arms...' succulent non ? Quand à ma belle-mère, pourtant membre des hautes castes tibétaines, elle n'a pu s'empêcher de laisser échapper lors d'une conversation que nous avions sur le problème tibétain : '... anyway, monks are just griddy bastards !' je suppose qu'elle sait de quoi elle parle.  
 
J'ai eu une idée un peu ironique : nous devrions tous aider le Dalaï Lama et ses sbires à reprendre le contrôle du Tibet, à en expulser tous les chinois et une fois cela accompli, nous pourrons engager le combat pour obtenir l'expulsion de toutes les populations étrangères du continent américain afin de le restituer aux populations indigènes pour qu'elles puissent vivre leurs cultures et leurs religions sur leurs terres sacrées sans interférences extérieures. Après tout, n'ont-elles pas été victimes d'un terrifiant génocide tant physique que culturel ...? 

« Speaking the truth in time of universal deceit is a revolutionary act” – George Orwell 

Posté le mardi 25 mars 2008 par Fabrice Tibet.

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